À la place du cœur (Intégrale), d’Arnaud Cathrine, aux Éditions Robert Laffont, collection R :

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Avez-vous déjà commencé une lecture en sachant pertinemment qu’elle allait provoquer en vous une réaction extrême ?

De l’appeler de vos vœux tout en la redoutant ?

C’est précisément ce qu’il s’est passé pour moi avec À la place du cœur.

Dès que je l’ai commencé, j’ai su que ça allait être tout à la fois plus beau et plus difficile que ce que je pensais.

Nous sommes le 6 janvier 2015.
Ce soir Caumes fête ses 17 ans.
Ce soir il est amoureux.
Ce soir il est heureux comme jamais.

Il ne le sait bien sûr pas encore, mais demain Charlie Hebdo sera attaqué.
Et sa vie et sa vision du monde en seront à jamais changées, comme pour des millions d’autres personnes.

D’ici quelques heures, quelques jours, son univers et ses certitudes s’écrouleront.
Son bonheur sans nom laissera place à une douleur innommable.

Comment faire pour être simplement heureux quand on découvre que le monde, lui, est aussi fou que cruel ?

Comment accepter de prendre le risque d’aimer, lorsque l’on comprend que rien ne nous appartient et que tout peut disparaître en un claquement de doigts ?

Comment ne pas se sentir coupable d’être en vie, quand des êtres chers vous sont arrachés avec tant de violence ?

On ne le peut pas.

Avec un ton terriblement juste, Arnaud Cathrine nous raconte ici un peu plus de deux années de la vie de Caumes.

Un peu plus de deux ans durant lesquels la douleur le disputera à l’amour.

Trente mois pendant lesquels les excès seront parfois l’échappatoire, à défaut d’être la solution.

Où sa culpabilité entraînera son indifférence.

Cent vingt semaines de bataille entre rage de vivre et envie d’abandonner.

Huit cents quarante jours entre rires et pleurs, douleurs et promesses.

Alors, bien sûr, vous serez tenté, parfois, de penser qu’il en fait trop.
Ou pas assez.
Ou qu’il y a bien plus malheureux.

Je l’ai pensé moi-même, à certains passages.

Et puis je me suis souvenue que le chagrin est tout sauf raisonnable ou quantifiable.

Que chacun fait comme il peut, plus que comme il veut.

Qu’il faut parfois aller très loin, pour avoir un espoir de revenir.

Caumes, c’est un peu vous, ou moi.

Son histoire, ses peurs, ses questions, ses errances, sont les nôtres.

Et ses espoirs aussi.

***************

Je remercie les Éditions Robert Laffont pour leur confiance, et pour l’envoi de ce roman.

4ème de Couv :

J’ai dix-sept ans,

la vie devant moi,

de l’amour

et de la mort

partout.

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