Reporter criminel, de James Ellroy, aux Éditions Payot & Rivages :

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Inutile de présenter James Ellroy.

Incontournable auteur du roman noir pur et dur, nous lui devons des titres inoubliables, comme Le Dalhia Noir, et inimitables, comme Un Tueur sur la route.

Le revoilà ici pour nous raconter deux enquêtes criminelles hors du commun. Ce qu’il fait une fois de plus de façon aussi percutante qu’originale.

Ses personnages sont, comme à chaque fois, livrés à l’état brut, tant au point de vue psychologique que verbale.

La marque de fabrique de cet auteur est un style percutant et incisif, presque cru, sans demi-mesure.

Ses protagonistes ne sont pas vraiment des héros et ne se donnent pas la peine de nous faire croire le contraire. Humains avant tout, ils portent en eux presque autant de noirceur que les criminels qu’ils recherchent.

Rédigé comme des rapports d’enquêtes, et pourtant aussi prenant qu’un roman, ce petit livre de 202 pages revient sur deux affaires, bien plus complexes qu’il n’y paraît.

Grâce à sa verve habituelle et à l’efficacité de ses phrases directes et dépouillées, l’auteur nous emmène au cœur des années 60, puis 70.

Entre scènes de crime et salles d’interrogatoire, cigarettes et verres de scotch, journaux papier et téléphones à cadran, le lecteur plonge dans ce monde en noir et blanc, sans jamais avoir l’impression d’évoluer dans une période révolue tant l’immersion est complète.

On reste d’ailleurs un peu sonné, en reposant cette lecture, de se retrouver à notre époque, entouré de tant de couleurs et de technologies, comme si une petite partie de nous était restée là-bas.

Je ne peux donc que conseiller fortement cette lecture qui sort complètement des sentiers battus et nous transporte au centre de ces enquêtes particulières en nous donnant la sensation de les vivre en même temps que ses personnages.

Et les quelques photos en noir et blanc, découvertes au fil des pages ne font que renforcer un peu plus cette sensation.

Addictif, inclassable et terriblement noir, ce petit ouvrage est impossible à lâcher avant la fin.

Ellroy se place une nouvelle fois comme le roi du roman noir. Un conteur de talent qui, comme toujours, place l’atmosphère en première ligne.

Et ça fonctionne à merveille !

Une lecture à ne pas rater.

***************

Je remercie les Éditions Payot & Rivages pour leur confiance et pour l’envoi de ce livre.

4éme do Couv :

Le 28 août 1963. le jour où Martin Luther King prononce son célèbre discours « I have a dream », deux jeunes filles sont sauvagement poignardées dans leur appartement de Manhattan. A l’issue d’une enquête bâclée et orientée, George Whitmore, un jeune Noir, est accusé du crime. Le 12 février 1976, l’acteur Sal Mineo est assassiné devant chez lui à Los Angeles. Le LAPD mène l’enquête. Toutes les théories sont avancées autour de ce meurtre. mais la vérité est ailleurs. James Ellroy revient sur ces affaires dans deux reportages que lui avait commandés le Vanity Fair américain. Dans la grande tradition des écrivains journalistes, de Truman Capote à Nick Tosches, il réinvente le déroulement des enquêtes, en empruntant la voix des flics et en faisant résonner la sienne.

Lien vers les Éditions Payot & Rivages : ICI

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