Fin de Ronde, de Stephen King, Éditions Albin Michel :

fin de ronde

ET C’EST UN HOME RUN DE PLUS POUR STEPHEN KING.

Le dernier volet de la trilogie de Stephen King centrée sur Bill Hodges est enfin arrivé en France le 08/03/2017.

Bien évidemment je l’ai aussitôt lu. Et bien entendu, j’ai eu droit à LA question : « Est-il mieux ou moins bien que les deux précédents tomes ? ».
En fait, cette question n’a pas vraiment de sens : quand vous sortez de table après un excellent repas, vous ne vous demandez pas si le dessert était meilleur que l’entrée ou le plat de résistance. Il est différent tout en faisant partie d’un tout.

Parce que, pour moi, l’ensemble des œuvres de King c’est un peu ça, un immense buffet, foisonnant, délicieux et varié. Il y en a pour tous les goûts, de toutes les saveurs, et pour toutes les formes d’appétits.

Avec cette trilogie, le Maitre nous offre un menu complet, à déguster sans modération.

Si les deux premiers tomes, Mr Mercedes et Carnets Noirs, s’apparentaient plus à des romans policiers dits « classiques » (ce qui n’enlevait rien à leur saveur, bien au contraire), le dernier, Fin de Ronde, renoue avec un style plus psychologiquement horrifique, sans jamais tomber dans l’excès. La toute fin de Carnets Noirs nous avait d’ailleurs laissé entrevoir le virage qu’allait prendre le dernier opus, ce qui avait eu pour effet d’augmenter encore plus l’impatience de le lire des fans, dont je fais partie.

Une impatience largement récompensée à la lecture de ce livre.

Tous les éléments sont réunis pour tenir le lecteur en haleine. L’histoire en elle-même bien sûr qui joue sur les sentiments les plus élémentaires de la nature humaine : la haine, l’amitié, la vengeance, la justice, la peur, l’espoir et l’angoisse de la mort. Mais aussi l’excellente description de la dynamique de notre petit groupe de détectives, l’urgence d’arrêter le décompte infernal mis en place par Brady Hartsfield (plus machiavélique que jamais), l’empathie naturelle que le lecteur développera pour les victimes de cet esprit malade et pervers…
Et aussi, et surtout, l’envie, le besoin, de savoir qui, de ce bon vieux Bill ou de l’infernal Brady gagnera le bras de fer engagé entre eux depuis le massacre du City Center.

C’est donc avec plaisir que j’ai dégusté Fin de Ronde.

Dégusté est le terme puisque, contrairement à mon habitude de finir mes livres très vite, j’ai tout fait pour ralentir la cadence de lecture de celui-ci. Non par manque d’intérêt mais plutôt par excès d’attachement.
Lorsque vous arrivez au dessert, vous savez que le repas touche à sa fin et qu’il sera bientôt l’heure de dire au revoir aux personnages de l’histoire qui partageaient votre table. C’est bien à ça qu’on reconnaît un excellent diner, l’envie qu’il s’éternise. Au moins encore un peu.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin et ce dernier tome conclut excellemment la trilogie de Bill Hodges, tout en soulignant un réel problème de société qui, pour être traité dans une œuvre de fiction, n’en reste pas moins tragique :  la facilité avec laquelle peuvent être manipulés beaucoup d’adolescents ou de jeunes adultes qui se trouvent en état de souffrance psychologique, afin de les amener à commettre le pire.

Il serait difficile d’en dire plus sans dévoiler des éléments de l’intrique principale ou de la fin. Je vous conseillerais donc seulement de vous laisser tenter par cette lecture, vous ne serez pas déçus, loin s’en faut.

 

http://livre.fnac.com/a10240453/Stephen-King-Fin-de-ronde

 

 

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